Il faut savoir qu'actuellement, le web a maturité (enfin tout du moins certains le pense). Il y aurais plus d'un milliard de personnes connecté dans le monde ! La plupart des internautes n'hésitent plus a faire des achats en ligne et après les remous de la bulle internet du début des années 2000, le secteur semble se normaliser. Il en est de même pour les navigateurs web. Même si la guerre fait toujours rage (et si Netscape reste a jamais le grand perdant), les problèmes d'incompatibilités des sites avec tel ou tel navigateur ont tendance progressivement a s'amenuiser car désormais il faut compter avec ce que l'on appel "les standards du web" surtout représenté par le XHTML et les CSS. Même internet explorer, qui a tendance a imposer sa vision des choses, se met progressivement a se plier a ces règles décrites par le W3C. l'avantage, c'est qu'on n'est presque plus obligé de faire quatre versions différentes en fonction du navigateur ou de la plateforme employée...

Le problème, du moins pour les concepteur de sites et les designers, c'est que pendant des années ils ont appris a travailler avec des outils qui leur évitaient de mettre les mains dans le cambouis du code HTML, grâce a des programmes tels que Dreamweaver, Golive et autres image ready.. Personnellement, je n'ai jamais tapé la moindre ligne de code en partant de rien. Je me souvient même la révolution que fut fireworks du temps ou l'on découpait les images a la main dans photoshop pour les mettre dans des tableaux (foutus tableaux, ils m'en ont bien fait bavé !).

Bref, voila que 10 ans plus tard, ils faut tout réapprendre car désormais on sépare la présentation (le gabarit du site), du contenu (les textes). Surtout depuis l'avènement des blog et des bases de données SQL. On ne battit plus les mise en page a partir de tableau mais avec des DIV et des CSS (sic !). Pour avoir commencé a bâtir quelques sites selon ces préceptes, il est clair que ca demande une sacrée remise en question, et que ce genre de gymnastique intellectuelle est plus proche de la logique du développeur que celle du graphiste. Et c'est la que Luc Saint-Elie s'insurge (bien qu'il ne soit pas graphiste). Je vous laisse lire La suite, et surtout les commentaires qui ont suivis...

Pauvre Luc, tu ne savais sans doute pas ou tu mettais les pieds, mais la question à le mérite d'être posé, vu le débat qui a suivi !

Mise a jour : la réponse de standblog (Tristan Nitot)